Blurry I

Blurry I - Série de 3 photographies d’Art réalisée à Londres

En se focalisant sur les vitrines emblématiques de nos rues, la série Blurry fait basculer des lieux d’échange (pubs, restaurants, cinémas, commerces) de leur fonction sociale vers une pure présence lumineuse. En dissolvant leurs lignes au profit de formes et de couleurs, je cherche moins à décrire qu’à capter l’émotion des vitrines, néons et terrasses, et l’ambivalence de ce flux nocturne. Un flux certes attractif et vivant, mais parfois intrusif, presque agressif.

Sur la première photographie, la mythique salle Electric Cinema n’est plus un lieu mais une pulsation. Une promesse de récit qui aimante le regard tout en le saturant, comme si la nuit londonienne avalait le décor pour n’en garder que la lumière. Ainsi, Sur Portobello Road, la façade de l’Electric Cinema se contracte en deux signaux : un nuage de néon rouge, suspendu au noir, et un disque blanc qui éclaire comme un projecteur. Le reste s’engloutit — l’architecture, le public, la rue — et ne demeure que cette tension entre attraction et saturation, comme si la ville remplaçait le film par sa propre lumière.

Sur la seconde photographie, L’ETO, dont le nom revendique l’idée d’« été » et une esthétique faite de fraîcheur, de lumière et d’éclat. La façade se condense en une frise de bulles ivoire sous un aplat bleu, comme une saison résumée en signaux.
Le flou transforme alors le “simple luxury” et la chaleur d’une « friendly gathering » en sensation pure : une invitation douce, confortable, mais suffisamment insistante pour imposer son aura sur la rue. L’aplat bleu et la nappe jaune posent une tension froide/chaude : la promesse d’un refuge « tendance » qui attire, puis finit par se dissoudre dans sa propre lueur.

La troisième photo révèle la présence lumineuse de Fish + Meat qui se réduit ici à une partition de néons roses et violets, comme une vitrine transformée en décor de scène : la marchandise disparaît, ne reste que l’appel chromatique. Un éclat blanc, presque clinique, tranche dans la douceur des tons et rappelle l’ambivalence du lieu « très Notting Hill » : désir d’y entrer, et saturation visuelle d’une tendance qui s’impose.

Chaque photographie est limitée à 30 exemplaires (toute taille confondue). Cette série est associée à un papier d’Art Mediajet Muséum Silk Baryta pour des noirs profonds et des couleurs saturées. Avec son principe d’options d’encadrement, la Série Blurry propose une gamme de prix très attractive.

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